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26 SEP, 2018

#StartupoftheWeek #8 #Tunis A la rencontre de Mohamed Korbi, fondateur de "Deluxe Biscuiterie»

Deluxe Biscuiterie, plus de goût pour les gourmets


À 44 ans, Mohamed ambitionne de créer un réseau de franchises de la marque « Deluxe », d’avoir des points de vente un peu partout sur le territoire tunisien et de s’orienter plus vers le B to B. — Crédit photo: Souk At-tanmia

En quelques années, les macarons sont devenus l’objet d’une véritable frénésie. Macaron-mania, ainsi avait-on baptisé la passion qui s’était emparée des amateurs. Déconcertant et charmant, le macaron est un atout de séduction, un agrément convoité des fêtes de mariage. Dans la collection de « Deluxe Biscuiterie », ils font office d’invités d’honneur.

C’est le gage d’excellence de la biscuiterie-confiserie fondée par Mohamed Korbi. Dans son carnet d’adresses figurent de grandes pâtisseries de la place et des particuliers raffolant du goût pur beurre de ses biscuits ou du croquant de son chocolat. Au sein de son laboratoire à Montplaisir, une odeur délicieuse de biscuits sortant du four embaume l’air et stimule les papilles.

Mohamed mélange, bat, brasse, mitonne et teste des saveurs variées. La simplicité et le goût des choses bien faites, il les a acquis tout au long de son expérience en Europe, lors de sa tournée européenne où il a travaillé pour les plus grands noms de la pâtisserie française, notamment à « Le Notre » ou encore La Maison Prunier, propriété de Pierre Bergé et d’Yves Saint-Laurent. Aussi, il a occupé le poste de chef de partie à Fauchon. Mohamed a exercé à Paris, Amsterdam et Bruxelles, a participé à l’élaboration d’un livre sur les délices de la gastronomie tunisienne et a créé sa propre marque.

C’est un véritable touche-à-tout, privilégiant toujours la curiosité et le discernement. Mais c’est avec les siens qu’il a voulu partager son secret.

C’est dire, l’idée de revenir au bercail ne l’a jamais quitté d’une semelle. C’est en Tunisie que Mohamed a fait ses premières armes. Il a gagné ses galons dans une enseigne célèbre qu’il a intégrée à l’issue de son BTS en pâtisserie de l’Institut des hautes études touristiques de Sidi Dhrif. Après des années passées à conseiller les autres, à mettre son savoir-faire à leur gloire, Mohamed Korbi décide de se consacrer à sa propre cause.

En même temps de lui avoir donné de l’étoffe, les années passées à l’ombre des grands chefs n’ont pas apaisé sa soif d’entreprendre. Au contraire, elles l’ont aiguisée. Le coût faramineux du projet, 500.000 dinars, freine ses élans. En France, Mohamed ne renonça pas à son rêve jusqu’au jour où le hasard le met en face de cette annonce du programme Souk At-tanmia qui accompagne et soutient les jeunes entrepreneurs. « Il ne restait que 3 jours pour la sélection » se souvient Mohamed. Il saute sur l’aubaine : « Mon projet était fin prêt ».

Il reçoit l’approbation quelques semaines après et repart à Tunis avec la hâte et l’exaltation qui accompagne les grands projets. Il est plébiscité par les mentors de Souk At-tanmia. Le programme lui accorde un don. Un autofinancement, la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et une banque privée complètent le tableau des financements. C’est avec enthousiasme que Mohamed a ouvert les portes de « Deluxe Biscuiterie » le 16 mars 2016 à Montplaisir.

Deluxe Biscuiterie emploie actuellement 12 personnes et contribue également à créer des opportunités d’apprentissage pour favoriser la formation professionnelle et l’employabilité des jeunes Tunisiens. Deluxe collabore dans ce sens avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle en Tunisie pour accueillir et former des apprentis leur permettant ainsi d’acquérir les qualifications nécessaires et optimiser leur chance d’intégrer le marché du travail.

À 44 ans, Mohamed ambitionne de créer un réseau de franchises de la marque « Deluxe », d’avoir des points de vente un peu partout sur le territoire tunisien et de s’orienter plus vers le B to B. Une longueur d’avance et une manière paisible d’envisager l’avenir qui n’auraient pas été possibles sans le concours de Souk At-tanmia. Croire en soi, c’est le message que martèle Mohamed Korbi. “A un moment, il faut dépasser le stade du rêve et passer à la concrétisation, pour cela, il faut avoir de la niaque et de la passion pour ce que l’on entreprenne, sinon on baissera les bras au premier obstacle”, déclare-t-il.

https://lemanager.tn/mohamed-korbi-un-chef-p%C3%A2tissier-dans-le-sillage-des-grands-94579dc5b6d2